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  • Photo du rédacteurAnaïs CD

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...



Ce soir, je veux que l’on s’aime un peu, un peu comme deux adolescents maladroits, qui se découvrent, s’appréhendent, pour la première fois. Timidement, que l’on se cherche gauchement. Deux effrontés que l’univers aurait finalement rapprochés, deux flèches ainsi décochées. C’était touché.


Beaucoup, comme si on se connaissait depuis toujours, sans détour, que mon cœur s’emballait un peu plus chaque jour. Pour toi je veux bien frôler la tachycardie, c’est tout mon être qui s’enhardit, tous mes sens qui irradient.

Passionnément, comme si cette nuit était la dernière que nous avions à partager, comme si demain nous redevenions de parfaits étrangers. Alors avant que le jour ne nous ramène à la réalité, brûler nos corps l’un contre l’autre, et enlacés lentement nous consumer.


À la folie, comme des dératés, ivres et passionnés. Et moi j’en deviens complètement fou éperdu. Éperdu de toi, de ton sourire qui me réchauffe, de tes rires et de leur musique qui viennent briser le silence de tes absences, de ton parfum sucré qui me redonne le goût des saveurs, de la douceur de ta peau que je pourrais caresser sans jamais me lasser.


Ce soir, je veux te faire la cour et parader pour tes beaux yeux, sous ces cils gracieux. Je veux que gentiment on flirte, qu’ardemment on se heurte. Je veux me noyer dans des poèmes de toi, jouer avec les rimes pour qu’elles viennent faire écho aux éclats de ta voix. La plus somptueuse des mélodies, sur laquelle je viendrais déposer des vers. Car pour toi ce soir je serais l’écrivain, au coin de l’oreille je te murmurerai mes plus beaux alexandrins. Je te chanterais ces refrains, composés d’un peu de toi, de moi et de ces nuits passionnées, de vin grisés. Je me ferais le conteur de nos vies, de notre histoire, de nos déboires, de nos ivresses étalées ainsi sur le comptoir.


Cette nuit, je te veux mienne, je te veux reine, tu as tous les pouvoirs sur moi. Charme-moi, malmène-moi un peu, torture-moi beaucoup, embras (s) e moi passionnément, débauche-moi jusqu’à à la folie. Je veux plonger dans ton cou, mordre et goûter ta chair, tes soupirs pour me complaire. Je veux embrasser tes lèvres, me perdre entre tes seins, sur chaque parcelle de ton corps laisser se promener mes mains, et ainsi m’égarer dans le creux de tes reins. Attiser ton désir, t’extorquer quelques soupirs, me rendre maître absolu de ton plaisir. Corps contre corps à s’épuiser, peau contre peau à s’essouffler. Dans un jeu d’ombres chinoises, sur le mur contempler, nos deux silhouettes entremêlées. Et puis à la lueur de l’aurore, sur l’oreiller s’effondrer, éreintés. Et moi je lutterais, à la lisière du sommeil, pour te contempler, assoupie, sous les premiers rayons de soleil. Caressant la douce idée, que chaque matin, je pourrais à tes côtés me réveiller...

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