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  • Photo du rédacteurAnaïs CD

Me perdre...




Ce que j’ai envie de toi… T’embrasser, là de suite, et pour des heures, et des jours et une vie entière.

Effleurer tes lèvres des miennes, timidement, pour t’embrasser encore plus avidement. Te goûter, laisser nos langues se rencontrer et folâtrer. Il pourrait s’écouler des nuits, des jours entiers, sans que jamais elles ne se lassent de se rencontrer, de s’apprivoiser.

Sentir ton parfum, alors que je me perds un peu plus dans ton cou, que j’expire un peu plus à mesure que j’inspire contre ta peau. En découvrir et mémoriser chaque note, pour espérer te retrouver dans les senteurs du monde quand ton absence se fera trop profonde.


Et te mordre, marquer ta peau de mes désirs affamés, laisser des traces de mon passage dans ta vie, de mes insatiables envies. Tu es libre, et pourtant dans ces moments, j’aime à penser que tu m’appartiens un peu.

Je veux me blottir contre toi, que tu me serres par la taille, que tu agrippes mes reins, et réduises la distance de nos deux corps. Les laisser se retrouver, comme si une éternité les avait ainsi séparés. Les laisser se frôler, se dessiner, se toucher. Laisser mes mains, mes doigts, ma bouche, parler pour moi, là ou les mots ne sont pas assez intenses et signifiants pour exprimer ce que je veux de toi. Mes sensations, mes troubles, mes émotions, mes ardeurs, c’est tellement plus vaste que de simples paroles. C’est tellement plus que tout ce que je pourrais vouloir dire. Les plus belles tournures de phrases me sembleraient éternellement vides de sens à côté.


Et puis que l’on s’allège de nos dernières entraves, de ces tissus bien trop épais, et pouvoir sentir ta peau contre la mienne. Me réchauffer, me brûler un peu, contre ton corps, contre ton cœur. M’essouffler, perdre un peu plus pied entre chaque baiser. Dérailler. Dans un rythme effréné, saccadé. T’aimer, fort, avec tendresse aussi, mais violemment. Comme si demain tout disparaîtrait, deux âmes dans le vent.

Alors je veux faire l’amour pour des heures entières, pour la nuit et toutes celles à venir. Je veux du charnel, je veux de l’éternel. Je veux te teaser, en un regard, en quelques murmures à l’oreille te faire bander. Je veux que tu me prennes maintenant, et puis tout le temps, n’importe quand. Je veux user les draps de trop de nous, je veux le faire dans chaque pièce, je veux faire du bruit à en faire rager les voisins. Je veux oser, je veux prendre des risques. Je veux t’aimer à m’en faire mal, à me déchirer de trop donner. T’aimer à en crever. Mourir un peu de trop te désirer.

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