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  • Photo du rédacteurAnaïs CD

J'écris l'amour...




J’aime écrire l’amour. Et pourtant, je ne sais pas l’exprimer. Je ne sais plus…


J’ai perdu l’essence, alors que j’en cherche le sens.

J’essaie de mettre des mots sur mes maux.

Ces afflictions du cœur, ces combats acharnés sans vainqueurs.

Ces sentiments, ces frétillements,

D’é-moi, et de toi.

Et je m’acharne, je persiste

Depuis que tu n’existes

Plus…

J’ai le corps endolori, et le cœur charivari,

J’ai les battements dissonants, et discordants.

Je me tue, et m’évertue,

À courir après des souvenirs, à reconquérir, un empire,

Déchu,

Depuis longtemps disparu.

Comme si tout ce que je pourrais dire ne suffirait jamais à définir,

tout ce que j’ai un jour pu ressentir.

Les adjectifs,

Sont beaucoup trop chétifs,

Les adverbes,

Sont tristement acerbes.

Et tous les noms,

N’égaleront jamais ton prénom.


J’aime écrire l’amour. Et pourtant, je ne sais pas le faire. Je ne sais plus… J’ai peut-être oublié.

Parader, courtiser, flirter.

Du regard jour après jour te dévorer, et lentement m’approcher,

De ton cœur me rapprocher.

T’enlacer, t’embrasser, te caresser,

Des verbes que je ne sais plus conjuguer,

Qu’au passé.

Un imparfait,

Tout comme l’homme que j’étais,

Que je suis,

Et que je fuis.

Mauvais parfois,

Souvent maladroit,

Névrosé, détraqué,

Complètement frappé

De toi.

Passionné et sonné,

Mais désordonné.

D’amoureux,

Je suis devenu peureux.

Un vrai froussard des sentiments,

Un trouillard des engagements.

Car ma(es) bêtise(s),

M’ont laissées penser que tu m’étais acquise.

Mes faux pas m’ont fait comprendre,

Qu’encore il me faut apprendre,

Qu’à trop s’y méprendre, on finit par s’éprendre.

Et pourtant dans mes terreurs,

J’espère commettre d’autres erreurs,

Si elles me mènent à des âmes

Qui sauront enchanter la mienne,

Si elles me mènent à ces femmes

Qui des abîmes me ramènent,

Qui de mon cœur se font reines.

À nouveau réécrire et d-écrire,

Recommencer et laisser

L’encre parler pour mes soupirs.

Partager ces lits défaits,

Entre les draps desquels tant de méfaits

Ont été commis durant ces nuits

Où à nouveau je me serais épris.

Quelqu’un qui saurait me ranimer,

Alors je pourrais dire que je sais aimer…


Crédit photo : Priscilla Du Preez

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