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  • Photo du rédacteurAnaïs CD

Être écrivain...




Je me suis souvent dit que le jour où je serais heureux, vraiment heureux, je n’arriverai plus à écrire. Je n’aurais plus rien à dire, plus rien à hurler entre deux sanglots, entre deux terreurs. Ça me terrifie. Et si j’en étais réduis à ça… ?

C’est peut-être ça être écrivain, cultiver sa tristesse et sa nostalgie pour mieux noircir les pages de nos existences.

J’ai ce sentiment que notre bonheur doit se vivre, immédiatement, intensément. Il n’a pas à être raconté. Là où la douleur, elle, doit être libérée, crachée sur le papier.


Alors ma plume brandie, un carnet sous la main, je taille mes v(p)eines. J’éclabousse les lignes de mon spleen. Tantôt teintées de notes bleues, quand la mélancolie me tenaille ; tantôt obscurcies d’idées noires, quand mes regrets se font trop pesants.

Comme si mes peines devaient alimenter mes histoires, ces histoires que je (me) vous raconte.

Tout « conte » fait, je ferais un bon tragédien…



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